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Article publié dans Ancrage n° 3 Université de Pittsburgh , Etats-Unis d’Amérique, 2003

« …il y a un fait bien plus important et de nature à nous encourager à continuer non seulement à essayer d’écrire de la poésie mais à la goûter avec la conviction que nous savons ce qu’elle est. »

Jorge Luis Borgès, « L’énigme de la poésie » in L’Art de poésie[1].

« …il n’est pas de destin plus beau ni plus lourd de responsabilité que celui de la voix qui assume le passage entre le silence des Dieux et les bruits articulés du langage des hommes, car le poète a toutes les chances de trahir et le silence des Dieux et le langage des hommes. »

J. E. Amrouche, « Pour une poésie africaine », préface à Des Chants imaginaires[2].

La poésie de Jean El Mouhouv Amrouche n’est pas « l’art de faire des ouvrages en vers », elle consiste en un exercice « d’éloquence harmonieuse » comme le dirait Voltaire.

Tenter par ailleurs de dire quelle est cette poésie nous cantonnerait dans un débat formel et voué à l’échec. La question ne sera donc pas ce que dit la poésie de J. E. Amrouche, mais comment nous transmet-elle son émotion et que cherche-t-elle à atteindre quand elle commence à chanter ou à nous enchanter ?

Dans chaque poésie il y a d’abord imitation avant qu’il y ait création ou réfraction ou renouvellement. Il en est ainsi de la poésie française et même arabe. C’est sur l’ancien qu’on en vient au nouveau et qu’on le dépasse. C’est à partir de cette démarche que J. E. Amrouche a échafaudé Cendres[3] et Étoile secrète[4]. Il s’agit chez lui en fait d’une double tradition : celle de la poésie populaire et lyrique qui l’a bercé durant son enfance, et celle, plus recherchée et savante, de la poésie de langue française et sa tradition. Voilà l’alchimie. Lire la suite »

Publié dans la Gazette de l’Ecole francaise, n° 3 2008.

Si vous longez la route numéro 7 en direction de Vergennes, avec un peu de chance vous apercevrez non pas l’émeut de (Congorama), mais…. un chameau. Oui, un vrai un authentique chameau, qui broute tranquillement l’herbe verdoyante du Vermont. Je ne sais par quel hasard il s’est retrouvé ici, en tout cas sa présence dans ces contrées et pour le moins troublante. Quel chemin a-t-il emprunté, par quel moyen de locomotion a-t-il atterri en Amérique, et surtout de quelle nationalité est-il ? Je n’oserai pas par pudeur lui demander de quel sexe est-il. On l’a surnommé l’été dernier avec des collègues « Momo ». Momo le chameau. Lire la suite »

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